Source : https://www.youtube.com/shorts/lpJES3eaR_g
Ce blog est le prolongement du site "Le meilleur combattant de tous les temps" (http://le-meilleur-de-tous-les-temps.blogspot.com/); première version d'un livre qui a été réédité pour la sixième fois début 2024. On trouvera ici toutes les nouvelles informations qui permettront au livre d'évoluer encore : - actualité sportive - mais aussi recherches historiques.
A l'approche des Jeux Olympiques 2024 à Paris où lutte, escrime, boxe, judo et taekwondo seront représentés ...
et pour répondre à l'éternelle question que se posent les fans de sports de combat et d'arts martiaux, "Qui est le meilleur combattant de tous les temps ?", ce livre étudie toutes les périodes historiques, de l'Antiquité jusqu'à nos jours, toutes les grandes compétitions, tous les sports de combat majeurs sans armes (sports de préhension, sports de percussion, arts martiaux mixtes) et avec armes, et donne enfin les classements.
Ce livre de 800 pages (en e-book ou en 2 tomes) est le résultat de décennies de collecte d'informations et de recherches historiques.
- Tome 1 (année 2024, 461 pages, 31,99€)
- Tome 2 (année 2024, 348 pages, 28,99 €)
La division des poids lourds de l'UFC a un besoin criant d'un sauveur, et personne ne coche mieux les cases que Gable Steveson. Ce champion olympique de 26 ans à la lutte surpuissante a déjà fait sensation debout et se prépare à ses débuts dans l'octogone. Il est temps de découvrir pourquoi on présente déjà Steveson comme le meilleur poids lourd de la nouvelle génération.
Source : https://www.youtube.com/watch?v=-64La7MS1Dw&pp=ugUEEgJmcg%3D%3D
Source : https://youtu.be/8oadg_tnIuo?si=IPG-S4bnjno8zivG
‐------
Question : Quelle est la gravité de la blessure au genou de Sadulaev subie au RAF ? Pourra-t-il participer aux championnats du monde 2026 de lutte ?
Réponse générée par Grok :
La blessure est une lésion partielle (partial tear) de la ligament collatéral du genou (probablement le ligament collatéral médial ou latéral, souvent appelé MCL/LCL selon les sources), survenue le 11 juillet 2026 lors de son match contre Kyle Snyder à l'événement RAF Georgia.
# Gravité
- Sadulaev a saisi son genou (gauche selon certaines descriptions) pendant une attaque en cheville de Snyder en 3e période, puis a été épinglé. Il n'a pas pu continuer et a dû être aidé/porté hors du tapis, avant d'être hospitalisé.
- Il s'agit d'une réaggravation possible d'une ancienne blessure au genou (il en avait déjà eu une avant les JO de Tokyo). L'étendue exacte n'est pas encore totalement détaillée publiquement au-delà du diagnostic de « partial tear / частичный разрыв связки », mais ce n'est pas décrit comme une rupture complète nécessitant immédiatement une chirurgie.
- Ce type de blessure est courant en lutte et généralement moins grave qu'une rupture du LCA (ACL). La douleur et l'instabilité immédiates sont typiques, mais la récupération est souvent plus rapide que pour d'autres ligaments.
# Récupération et participation aux Championnats du monde 2026
Les Championnats du monde senior 2026 se dérouleront du 24 octobre au 1er novembre 2026 à Astana (Kazakhstan), soit environ 3 mois et demi après la blessure.
- Pour une lésion partielle d'un ligament collatéral : la guérison conservatrice (repos, physiothérapie, renforcement) prend généralement 4 à 8 semaines pour un retour progressif à l'entraînement, et 6 à 12 semaines pour un retour compétitif complet chez un athlète d'élite. Des cas plus modérés peuvent nécessiter jusqu'à 3 mois.
- Sadulaev est connu pour sa résilience et son historique de retours rapides après des blessures (y compris au genou auparavant). Avec un suivi médical optimal (comme en Russie), il a de bonnes chances de participer s'il n'y a pas de complications, de rupture associée ou besoin de chirurgie. Beaucoup d'observateurs espèrent son retour pour les Mondiaux.
À ce stade (quelques heures/jours après l'incident), aucune annonce officielle définitive n'existe sur une absence prolongée. Les prochaines semaines seront cruciales avec des examens (IRM) et le début de la rééducation. Il est probable qu'il manque certains événements mineurs, mais les Mondiaux restent réalistes.
Si de nouvelles infos sortent (diagnostics plus précis ou mises à jour de son équipe), la situation pourrait évoluer. Sadulaev reste l'un des plus grands lutteurs du monde et bénéficie d'un soutien important pour récupérer.
Another huge weekend in combat sports is almost here, with a stacked Saturday, July 11, just days away.
RAF makes its international debut in Georgia, featuring countless high-level wrestling matchups, including the debut of one of the most decorated freestyle wrestlers in history, Abdulrashid Sadulaev, as he takes on former opponent Kyle Snyder for the RAF Light Heavyweight Championship. The card also features matchups between MMA stars Merab Dvalishvili and Henry Cejudo, as well as Arman Tsarukyan and Kuat Khamitov.
Then, just a few hours later, one of the most anticipated numbered UFC events of the year takes place in Las Vegas, featuring a top lightweight contender clash between Paddy Pimblett and Benoît Saint-Denis, followed by the return of one of MMA’s biggest stars, Conor McGregor, who takes on fellow legend Max Holloway.
Rico Verhoeven, le champion du monde poids lourds de kickboxing (GLORY) pendant 12 années, est allé défier en mai 2026 le champion du monde invaincu de boxe anglaise Oleksandr Usyk, sous les règles de la boxe anglaise.
En 2023, c'est Francis Ngannou, le champion du monde d'arts martiaux mixtes (UFC) pendant 2 années, qui est allé défier le champion du monde invaincu de boxe anglaise Tyson Fury, sous les règles de la boxe anglaise.
A chaque fois, c'était extrêmement risqué, pour Rico Verhoeven et Francis Ngannou, de renoncer à une grande partie de leur arsenal technique pour aller défier des spécialistes de boxe anglaise, en plus réputés grands techniciens de leur art. Le pire c'est qu'ils n'ont pas été avantagés par l'arbitrage ou les juges ... Euphémisme ! Cela a débouché sur deux énormes controverses.
Mais y a-t-il eu déjà eu des précédents où des boxeurs de niveau mondial ont fait le chemin inverse ?
L'histoire de ce combat est un modèle de bizarrerie administrative. Pour faire court : il s'agissait officiellement d'un combat de MMA, mais c'est bien à cause d'un changement de dernière minute.
Le combat entre Randy Couture (légende du MMA) et James Toney (champion du monde de boxe dans trois catégories) s'est déroulé le 28 août 2010 lors de l'UFC 118 à Boston. Ce choc "Boxe vs. MMA" a tourné à la démonstration technique et s'est avéré particulièrement expéditif.
Voici comment le combat s'est déroulé, étape par étape :
Dès le coup d'envoi, l'intention de Randy Couture est claire : ne surtout pas échanger de coups debout avec un puncheur d'élite comme Toney. Après seulement quelques secondes d'observation et de feintes, Couture plonge très bas pour exécuter un "low single leg" (un amenée au sol en attrapant la cheville), une technique de lutte universitaire qu'il avait préparée spécifiquement pour ce combat. James Toney, n'ayant aucune base en lutte, est incapable de défendre l'assaut et se retrouve immédiatement sur le dos.
Une fois au sol, le combat tourne à la leçon. Toney se montre totalement impuissant :
Couture passe rapidement la garde du boxeur pour s'installer en position montée (Full Mount).
Depuis cette position dominante, "The Natural" commence à submerger Toney de frappes en ground and pound.
Toney tente de s'agripper à Couture pour forcer l'arbitre à les relever, mais Couture gère parfaitement la distance.
Sous les chants du public, Couture isole le bras de Toney et verrouille un étranglement bras-tête (Arm-Triangle Choke). Il resserre la prise une première fois, la relâche brièvement pour asséner d'autres coups, puis la reverrouille de plus belle.
James Toney, prisonnier et sur le point de perdre connaissance, est contraint de taper pour abandonner (soumission) après seulement 3 minutes et 19 secondes dans le tout premier round.
Le bilan de ce duel : Ce combat a servi de démonstration par l'absurde de la supériorité d'un combattant complet de MMA face à un boxeur pur s'aventurant dans une cage sans préparation en grappling. James Toney ne combattra plus jamais en MMA, tandis que Randy Couture recevra sa ceinture noire de Jiu-Jitsu Brésilien directement sur le ring juste après sa victoire.
Vidéo du combat : https://www.facebook.com/share/r/1B1bnfSiNF/
-----------------------
Si l'on cherche plus loin dans le passé, beaucoup plus loin, il faut se demander si des champions de pugilat antique ont déjà tenté (et réussi ?) un tel défi.
En cherchant parmi les champions polyvalents de la période romaine, on trouve essentiellement des combattants ayant alterné les titres de pancrace et de lutte. Une exception notable : Marcus Aurelius Demostratus Damas de Sardis qui excella en pancrace et en pugilat avec une domination sur ses contemporains de 11 années. Mais c'était un pancratiaste essentiellement ; pas un pugiliste.
Il faut alors remonter à la Grèce antique ... et on n'en trouve que deux dont les règnes sont remarquables (plus d'une olympiade de 4 années):
L'hypothèse d'un combat entre Oleksandr Usyk et Jon Jonecircule sur le net. Serait-ce un combat de boxe anglaise ? Le groupe Zuffa délivrerait-il une ceinture "mondiale" supplémentaire ?
L'hypothèse d'un affrontement entre Oleksandr Usyk et Jon Jones fait effectivement beaucoup parler, et l'analyse de la situation permet d'apporter des réponses très précises.
Oui, absolument.
Oleksandr Usyk a récemment abandonné ses ceintures mondiales (WBC, WBA et IBF) afin de ne pas bloquer les catégories et de s'offrir ce qu'il appelle sa "dernière danse" (last dance). À 39 ans, le champion ukrainien cherche des combats à forte valeur lucrative et historique. Après avoir affronté le kickboxeur Rico Verhoeven sur un ring en mai, ses deux options prioritaires sont désormais Deontay Wilder ou une confrontation "crossover" en boxe anglaise contre la légende du MMA, Jon Jones.
Jon Jones n'a aucune expérience en boxe professionnelle et est contractuellement lié à l'UFC, mais la transition temporaire vers le ring est la seule option logiquement envisageable (Usyk n'ira jamais en cage).
Oui, c'est très probable, et cela s'inscrit dans une toute nouvelle réalité.
Zuffa n'est plus seulement la maison mère de l'UFC. Zuffa Boxing est devenue une organisation de boxe à part entière, lancée en collaboration avec Turki Al-Sheikh (le président de l'Autorité générale du divertissement en Arabie Saoudite) et TKO Group.
Contrairement aux rumeurs de "fausse ceinture", Zuffa Boxing a officiellement introduit sa propre ceinture mondiale :
Le précédent existe : L'organisation ne reconnaît que 8 catégories de poids (au lieu des 17 habituelles) et a déjà couronné son premier champion du monde. Jai Opetaia a ainsi décroché la ceinture inaugurale des lourds-légers (Cruiserweight) de Zuffa Boxing contre Brandon Glanton.
La stratégie : Dana White utilise Zuffa Boxing pour bousculer le système historique des quatre grandes fédérations (WBC, WBA, IBF, WBO) qu'il juge obsolète.
Si le combat Usyk vs. Jones venait à se concrétiser sous la bannière Zuffa Boxing, la ceinture mondiale des poids lourds de l'organisation serait très certainement mise en jeu. Bien qu'elle soit récente, la force de frappe financière et médiatique de Zuffa lui confère déjà une immense légitimité sur le marché.
Quelles sont les 8 catégories de poids reconnues par Zuffa Boxing ?
Zuffa Boxing a fait le choix fort de "nettoyer" le paysage de la boxe moderne en supprimant toutes les catégories intermédiaires (les divisions Super ou Junior comme les super-légers ou les super-moyens). L'organisation est ainsi revenue aux 8 catégories de poids traditionnelles du noble art, avec un seul champion par division.
Voici la liste officielle des 8 catégories reconnues par Zuffa Boxing, classées de la plus lourde à la plus légère :
| Catégorie | Limite de poids en livres (lbs) | Équivalent en kilos (kg) |
|---|---|---|
| Poids Lourds (Heavyweight) | Plus de 200 lbs | Plus de 90,7 kg |
| Poids Lourds-Légers (Cruiserweight) | Jusqu'à 200 lbs | Jusqu'à 90,7 kg |
| Poids Mi-Lourds (Light Heavyweight) | Jusqu'à 175 lbs | Jusqu'à 79,4 kg |
| Poids Moyens (Middleweight) | Jusqu'à 160 lbs | Jusqu'à 72,6 kg |
| Poids Mi-Moyens / Welters (Welterweight) | Jusqu'à 147 lbs | Jusqu'à 66,7 kg |
| Poids Légers (Lightweight) | Jusqu'à 135 lbs | Jusqu'à 61,2 kg |
| Poids Plumes (Featherweight) | Jusqu'à 126 lbs | Jusqu'à 57,1 kg |
| Poids Coqs (Bantamweight) | Jusqu'à 118 lbs | Jusqu'à 53,5 kg |
Le principal impact de ce système : Les boxeurs évoluant habituellement dans les divisions supprimées (comme les super-moyens à 168 lbs ou les super-welters à 154 lbs) n'ont pas d'autre choix que de s'adapter. Ils doivent soit accepter une perte de poids plus sévère pour descendre d'une catégorie, soit monter dans la catégorie supérieure et affronter des adversaires naturellement plus imposants.
Franchement, en boxe anglaise, un combat entre Oleksandr Usyk et Jon Jones serait ridiculement déséquilibré ! N'y a-t-il pas des négociations pour un "cross over" réciproque ; c'est-à-dire des règles hybrides à la façon du ONE : un round en boxe anglaise, un round en mma, et ainsi de suite ?
Vous mettez le doigt sur le cœur du problème : en boxe pure, ce combat serait un massacre technique. L'anglaise n'a jamais été le point fort de Jon Jones (qui brille par son sens de la distance, ses kicks, ses coudes et sa lutte), tandis qu'Usyk est l'un des génies les plus purs de l'histoire du noble art.
Mais pour l'instant, aucune négociation officielle pour des règles hybrides (à la manière du ONE Championship) n'est sur la table. Les discussions actuelles se concentrent sur un combat de boxe traditionnelle, et ce pour plusieurs raisons :
L'intérêt soudain de l'entourage d'Usyk pour Jon Jones coïncide avec la création de Zuffa Boxing par Dana White et l'Arabie Saoudite. L'objectif de Dana White n'est pas de faire du "spectacle hybride", mais de s'imposer comme un promoteur majeur de boxe anglaise. Pour légitimer sa nouvelle organisation et ses propres ceintures mondiales, il a besoin de vrais combats de boxe, pas d'exhibitions aux règles modifiées.
Une nuance essentielle explique pourquoi l'équipe d'Usyk se sent à l'aise pour réclamer un combattant de MMA en boxe pure : en mai dernier, Usyk a affronté le roi du kickboxing, Rico Verhoeven, sur un ring de boxe. Contre toute attente, l'Ukrainien a énormément souffert et a été arrêté au 11e round par décision arbitrale (sa première défaite en crossover).
Cette vulnérabilité récente montre qu'un champion de MMA massif, imprévisible et lourd comme Jon Jones conserve une "chance de puncheur" face à un Usyk de 39 ans qui commence à accuser le coup physiquement.
Le format hybride proposé par le ONE (comme le choc mémorable entre Demetrious Johnson et Rodtang) est fascinant pour les fans, mais il est presque impossible à signer à ce niveau de salaire :
Le paradoxe du premier round : Si le round 1 est en boxe, Usyk peut éteindre Jon Jones en 3 minutes. Si le round 1 est en MMA, Jon Jones amène Usyk au sol et le soumet en 60 secondes. L'équité est quasi impossible à garantir dès que le combat commence.
Le refus de Dana White : Le patron de l'UFC a toujours détesté les règles spéciales. S'il laisse partir sa superstar Jon Jones, c'est pour un énorme chèque en boxe anglaise classique, là où le modèle économique (PPV, billetterie saoudienne) est rodé à coup de centaines de millions de dollars.
C'est un duel purement commercial : Usyk veut sécuriser le plus gros chèque possible pour sa "dernière danse" aux États-Unis, et Jon Jones, qui s'est éloigné de l'UFC ces derniers mois, ne crachera pas sur un immense jour de paye sur un ring.
Petite confusion de votre part : vous avez écrit "Contre toute attente, l'Ukrainien a énormément souffert et a été arrêté au 11e round par décision arbitrale (sa première défaite en crossover)." C'est le combat qui a été arrêté au 11ème round par décision arbitrale mais cela a été une victoire d'Usyk. A moins que vous sous-entendiez que ce fut une défaite morale, que Verhoeven a exposé les limites d'Usyk qui a 39 ans, et que ce dernier a préféré abandonner ses ceintures WBC, WBA et IBF pour éviter les "jeunes loups" de la box anglaise pour ne finir sa carrière que lors de combat "exhibition" contre des champions issus d'autres sports de combat.
Vous avez totalement raison, et je vous remercie pour cette rectification cruciale. C'est une maladresse de ma part : le combat s'est bien terminé par une victoire par KO technique (TKO) d'Oleksandr Usyk au 11e round, et non par une défaite. Il a ainsi conservé son invincibilité.
Cependant, vous lisez parfaitement entre les lignes, car c'est exactement ce que cette fin de combat et la suite des événements impliquent sur le plan symbolique et stratégique. Ce fut, à bien des égards, une "défaite morale" ou du moins le signal d'alarme du déclin physique.
Le combat contre Rico Verhoeven a exposé des failles inédites chez le champion ukrainien :
Un combat au bord du gouffre : Jusqu'à la toute fin du 11e round, Rico Verhoeven (qui n'est pourtant pas un boxeur de formation) malmenait Usyk sur les cartes de juges grâce à sa puissance et son agressivité. Usyk est apparu lourd, lent et prenable comme jamais. L'arrêt de l'arbitre à une seconde de la fin du round a d'ailleurs suscité une énorme controverse, beaucoup estimant que Verhoeven aurait dû avoir la chance d'aller au 12e round.
L'esquive des "jeunes loups" : Juste après cette immense frayeur, Usyk a choisi d'abandonner ses ceintures WBC, WBA et IBF. Officiellement, c'est pour ne pas bloquer la catégorie, mais officieusement, cela lui évite de devoir défendre ses titres contre des boxeurs affamés et obligatoires (comme le champion intérimaire Agit Kabayel). À 39 ans, les risques face à la nouvelle génération de la boxe anglaise devenaient trop grands pour un corps fatigué.
Votre analyse est donc parfaitement juste : cet abandon des ceintures marque la transition d'Usyk vers une fin de carrière axée sur des combats d'exhibition ou des "money fights" de prestige (comme Deontay Wilder ou Jon Jones).
C'est précisément parce que Verhoeven a prouvé qu'un combattant massif venu d'une autre discipline pouvait faire trembler le maître de la boxe qu'un duel contre Jon Jones (bien que techniquement déséquilibré sur le papier) suscite aujourd'hui un tel intérêt financier et médiatique. Jones et son entourage savent désormais qu'Usyk est humain et vieillissant.
Un combat de boxe anglaise entre Oleksandr Usyk et Deontay Wilder serait relativement intéressant même si ce dernier n'est plus aussi sommet de sa forme. C'est un puncheur et, sur un coup, il pourrait créer la surprise.
Quel sera le prochain et dernier adversaire d'Oleksandr Usyk avant son départ à la retraite ?
Le feuilleton de la fin de carrière d'Oleksandr Usyk vient tout juste de prendre un tournant décisif. Après avoir défendu ses titres avec brio en mai 2026 contre le champion de kickboxing Rico Verhoeven au Caire, le champion ukrainien a fait le choix fort de laisser toutes ses ceintures mondiales vacantes (WBC, WBA, IBF) afin de s'affranchir des obligations des fédérations.
D'après les révélations de son entourage et du promoteur Eddie Hearn, l'adversaire choisi pour son ultime combat d'adieu, baptisé la « Last Dance », sera l'Américain Deontay Wilder.
Usyk a préféré ce combat de prestige contre le "Bronze Bomber" plutôt que de se plier aux défenses obligatoires face aux challengers officiels de chaque fédération (comme Agit Kabayel). Bien que Wilder ne soit plus au sommet de sa forme, ce duel offre à Usyk un nom clinquant et une immense affiche pour clore sa légendaire carrière invaincue, sans la pression des ceintures.
La date exacte et le lieu de cet affrontement final n'ont pas encore été officialisés, mais les discussions sont d'ores et déjà bouclées.
Est-ce que ce serait plutôt en 2026 ou en 2027 ?
Ce combat d'adieu penche très nettement pour 2027.
Turki Alalshikh (qui finance et orchestre ces méga-événements) a révélé ses plans officiels : il souhaite organiser le prochain combat d'Usyk à Istanbul, en Turquie, avec pour décor historique la basilique Sainte-Sophie. Lors de cette annonce, il a explicitement ciblé l'année 2027.
Deux raisons logiques expliquent ce calendrier :
La récupération : Usyk vient tout juste de disputer un combat éprouvant (et controversé) de 11 rounds contre Rico Verhoeven fin mai 2026. À 39 ans, il a besoin d'un temps de repos conséquent.
L'organisation : Monter un événement d'adieu d'une telle envergure dans un lieu aussi iconique demande de longs mois de préparation logistique.
Sauf coup de théâtre ou accélération soudaine pour la fin de l'année, le clap de fin de la carrière d'Oleksandr Usyk aura donc lieu l'année prochaine.
Même si Usyk a abandonné ses ceintures WBC, WBA et IBF, est-ce que la ceinture honorifique The Ring ne resterait pas en jeu ?
Oui, absolument ! C'est une excellente remarque, et c'est précisément toute la subtilité de sa décision.
Lors de son annonce officielle le 26 juin 2026, Oleksandr Usyk a explicitement choisi de conserver sa ceinture The Ring (ainsi que son statut de champion linéaire de la catégorie).
Le fonctionnement de la ceinture du magazine The Ring diffère fondamentalement de celui des quatre grandes fédérations (WBC, WBA, IBF, WBO) :
Pas de politique ni de challengers obligatoires : The Ring n'impose pas de combats contre des aspirants officiels désignés par des comités. Usyk ne risque donc pas d'être destitué s'il refuse d'affronter un boxeur en particulier.
Le vrai patron de la catégorie : Cette ceinture n'a pour but que de désigner le véritable "roi" de la division. Tant qu'Usyk est en activité et n'a pas perdu sur le ring, il reste le champion légitime pour le magazine.
En conservant ce titre, Usyk s'assure que sa « Last Dance » (probablement contre Deontay Wilder en 2027) ne sera pas une simple exhibition ou un combat de gala sans enjeu. La ceinture The Ring des poids lourds sera bel et bien en jeu.
Si Usyk l'emporte, il partira à la retraite en tant que champion du monde The Ring invaincu. Si son adversaire crée la surprise, il récupérera la prestigieuse ceinture et le statut de véritable patron de la division. C'est une manière élégante pour l'Ukrainien de balayer la bureaucratie des fédérations tout en gardant la couronne la plus respectée par les puristes de la boxe.
L'année 2026 est une année creuse pour les championnats mondiaux seniors d'élite, ce qui signifie que les vainqueurs des tournois de la fin d'année 2025 restent les tenants du titre officiels.
Il est important de noter que les catégories de poids diffèrent légèrement entre l'IBA et World Boxing (WB). L'IBA conserve les divisions traditionnelles de l'amateurisme, tandis que World Boxing a adopté des tranches de poids plus resserrées.
Voici l'identité des champions du monde en titre pour les catégories reines (Poids Lourds et Super-Lourds) :
L'IBA utilise les catégories officielles de -92 kg (Heavyweight) et de +92 kg (Super Heavyweight).
Catégorie -92 kg : Muslim Gadzhimagomedov (Russie)
Le colosse russe a confirmé son hégémonie sur la catégorie en battant en finale le jeune espoir ouzbek Turabek Khabibullaev, décrochant ainsi son troisième titre de champion du monde.
Catégorie +92 kg : David Surov (Russie)
Il s'est emparé de la médaille d'or chez les super-lourds en s'imposant par arrêt de l'arbitre (RSC) au deuxième round face à l'Ouzbek Arman Makhanov.
World Boxing applique des limites de poids ajustées : la catégorie maximale avant les super-lourds s'arrête à -90 kg, et les super-lourds commencent à +90 kg.
Catégorie -90 kg : Turabek Khabibullaev (Ouzbékistan)
Après avoir été champion chez les jeunes, l'Ouzbek a décroché l'or mondial WB à Liverpool en dominant le Brésilien Isaias Filho en finale.
Catégorie +90 kg : Aibek Oralbay (Kazakhstan)
Dans le tout dernier combat de la compétition (le 520e du tournoi), le Kazakh a vaincu l'Ouzbek Jakhongir Zokirov pour s'adjuger le titre suprême et permettre à son pays de finir en tête du tableau des médailles.
Les prochains championnats du monde de boxe anglaise amateur auront lieu en 2027, le tournoi adoptant un rythme biennal (tous les deux ans).
Cependant, le monde de la boxe amateur traverse une scission majeure, ce qui donne lieu à deux compétitions distinctes :
L'organisation historique (l'AIBA, renommée IBA ou International Boxing Association) a tenu ses derniers championnats du monde masculins en décembre 2025 à Dubaï.
Date : Courant 2027 (généralement prévus autour de septembre).
Lieu : Le pays et la ville hôtes officiels restent à confirmer par l'IBA.
En raison de conflits majeurs avec le Comité International Olympique (CIO), qui ne reconnaît plus l'IBA, une nouvelle fédération internationale appelée World Boxing a vu le jour pour chapeauter la boxe aux Jeux Olympiques. Elle organise ses propres championnats du monde d'élite.
Date : 2027 (dans le cycle pré-olympique avant les JO de Los Angeles 2028).
Lieu : Astana, au Kazakhstan, a été officiellement désignée comme ville hôte pour réunir les tournois masculins et féminins.
BREAKING: Oleksandr Usyk has announced his intentions to vacate his unified WBA, IBF, and WBC heavyweight titles before stepping into the ring for his final fight.
Alors que l'UFC est considéré comme l'organisation n°1 de mma dans le monde, sa concurrente, le PFL, possède également un champion poids lourd de grande qualité en la personne de Vadim Nemkov puisqu'il a dominé le sambo combat au niveau mondial (-100kg) puis le mma pour l'organisation Bellator (-93kg) pendant de nombreuses années. Quel avenir pour ce champion ? Des adversaires au sein du PFL ? Ou bien en dehors ? Est-ce contractuellement possible pour un champion du PFL de combattre par exemple sur Netflix dans l'optique d'affronter Francis Ngannou ?
Vadim Nemkov est effectivement l'un des secrets les mieux gardés du MMA mondial pour le grand public, mais un monstre absolu pour les puristes. Le protégé de la légende Fedor Emelianenko a nettoyé la catégorie des -93 kg au Bellator (en battant Ryan Bader, Phil Davis ou Corey Anderson) et son passage chez les poids lourds est jusqu'ici une démonstration : il a récemment soumis le géant brésilien Renan Ferreira pour s'emparer de la ceinture inaugurale des poids lourds du PFL.
La question de son avenir suscite de nombreux débats, tant sur le plan sportif que contractuel.
Sur le plan contractuel, Vadim Nemkov est solidement ancré au PFL. Fin août 2025, il a balayé les rumeurs qui l'envoyaient à l'UFC en prolongeant officiellement son contrat avec le PFL jusqu'à la fin de l'année 2027.
Le Russe a avoué avoir négocié avec l'UFC, mais l'organisation de Dana White lui proposait un salaire « deux fois inférieur » à celui du PFL, tout en lui faisant comprendre qu'elle n'était pas particulièrement enthousiaste à l'idée de signer des athlètes russes à ce moment-là. Nemkov, pragmatique à 33 ans, a choisi l'aspect financier, tout en précisant qu'il réévaluerait l'UFC à 35 ans s'il battait tout le monde au PFL.
Au sein du PFL, son calendrier est déjà tout tracé. Le patron du PFL, Donn Davis, a annoncé les trois cibles majeures pour Nemkov :
Oleg Popov : Le solide vainqueur du tournoi PFL.
Renan Ferreira : Pour une éventuelle revanche si le Brésilien se relance.
Francis Ngannou : Le combat ultime que tout le monde attend au PFL.
C'est là que la structure du PFL est très intéressante. Oui, c'est tout à fait possible, et c'est même le but recherché par l'organisation.
Contrairement à l'UFC qui verrouille ses athlètes dans une exclusivité totale et gère sa propre diffusion, le PFL fonctionne différemment :
La division "Super Fights" : C'est la branche du PFL créée spécifiquement pour Francis Ngannou, Jake Paul ou Cédric Doumbé. Les contrats de cette division permettent des événements cross-promotions et des diffusions spéciales en Pay-Per-View.
Le cas Netflix : Netflix s'est imposé comme un acteur majeur des droits sportifs en direct (notamment avec le combat Tyson vs Paul). Le PFL n'est absolument pas fermé à l'idée de co-produire ou de vendre un "Mega-Event" à une plateforme comme Netflix pour maximiser les profits, surtout pour un choc de l'ampleur de Ngannou vs Nemkov.
Comme Francis Ngannou combat très rarement et choisit triplement ses apparitions, le PFL sait que Vadim Nemkov est le seul poids lourd de son roster capable d'offrir un défi technique et crédible au Camerounais. Ce combat "Ngannou vs Nemkov" est d'ailleurs activement discuté dans les coulisses pour la seconde moitié de l'année 2026.
Francis Ngannou aurait donc exprimé un intérêt pour un éventuel combat contre Vadim Nemkov ? J'ai lu précédemment qu'il donnait l'entière priorité à Rico Verhoeven mais peut-être a-t-il cité d'autres noms ? Est-ce que Deontay Wilder est toujours un adversaire possible (en boxe et/ou en mma) ? Est-ce qu'Anthony Joshua serait prêt à faire le chemin inverse, passant de la boxe au mma, pour un combat contre Francis Ngannou ? D'autres noms peut-être ...
C'est fascinant de voir à quel point l'échiquier des sports de combat s'est complexifié, transformant Francis Ngannou en une sorte de grand patron des "Mega Fights" qui choisit ses opportunités à la carte.
L'actualité autour des adversaires potentiels du Camerounais bouge de jour en jour en cette mi-2026. Tour d'horizon des pistes que vous évoquez :
Votre intuition est totalement validée par le camp de Ngannou. Très récemment, l'entraîneur principal de Francis, Eric Nicksick, s'est exprimé de manière très claire :
« Nemkov est pour moi le seul nom en dehors de l'UFC qui fasse sens pour un combat compétitif face à Francis. [...] Il a le QI de combat et les compétences pour être un vrai défi pour nous. »
Vadim Nemkov a lui-même répondu que ce serait « un honneur » de l'affronter. Pour Ngannou, qui n'a plus qu'un seul combat prévu sur son contrat actuel avec le PFL avant de tester le marché des agents libres à la fin de l'année 2026, ce choc face au champion rusé et complet qu'est Nemkov représente le seul véritable défi capable de stimuler son héritage en MMA.
Oui, la piste est plus brûlante que jamais, mais uniquement en boxe. Après une période de flou, Deontay Wilder (qui s'apprête à fêter ses 40 ans) a officiellement répondu aux provocations de Ngannou sur les réseaux sociaux en donnant son feu vert pour un affrontement sur le ring. Le manager de Wilder a d'abord freiné des quatre fers, mais le "Bronze Bomber" veut ce combat.
En revanche, on oublie le MMA pour Wilder. S'il y a un an, l'Américain avait naïvement évoqué l'idée de faire un combat en cage, la réalité de son âge et de ses récentes défaites l'a recentré sur ce qu'il sait faire : boxer. Ce combat reste une immense option lucrative, potentiellement financée par l'Arabie saoudite, si l'option Rico Verhoeven venait à prendre du retard.
Aussi excitant que cela puisse paraître, Anthony Joshua ne fera jamais le chemin inverse vers le MMA. Après avoir brutalement mis KO Ngannou au 2e round sur le ring en 2024, "AJ" a clos ce chapitre. Joshua gagne des dizaines de millions de dollars en boxe anglaise traditionnelle, où son statut est immense. Il n'a absolument aucun intérêt financier ou sportif à aller se faire amener au sol et soumettre dans une cage par un monstre physique comme Ngannou. Pour lui, le dossier "Predator" est définitivement classé.
Si l'on cherche d'autres noms qui s'agitent en coulisses pour 2026, le consultant et ancien combattant Chael Sonnen a récemment mis en lumière une piste inattendue : Gable Steveson. Le champion olympique de lutte libre (poids lourds à Tokyo), après des détours manqués par la WWE et la NFL, cherche à faire de grands débuts en MMA. Le PFL adore les profils de lutteurs d'élite et si Steveson confirme sa transition, sa légitimité au sol en ferait un adversaire "ovni" terrifiant pour Ngannou.
En conclusion : L'agenda de Francis Ngannou pour les prochains mois oscille entre la pure rentabilité (Rico Verhoeven ou Deontay Wilder en boxe/hybride) et la quête de respect sportif en MMA (Vadim Nemkov au PFL).
Si Gable Stevenson a signé avec l'UFC, la clause d'exclusivité l'empêchera d'affronter Ngannou. Mais en tant qu'ancien champion olympique de lutte libre, son avenir est tout tracé vers le titre des poids lourds à l'UFC.
C'est une lecture parfaitement exacte de la mécanique contractuelle de l'UFC. En signant officiellement avec l'organisation en avril 2026 (une annonce faite en grande pompe lors de l'UFC 327), Gable Steveson est désormais soumis à la politique d'exclusivité totale de Dana White. L'idée de le voir croiser le fer avec Francis Ngannou est donc définitivement enterrée.
Cependant, votre prédiction sur son "boulevard royal" vers le titre de l'UFC est au cœur de toutes les discussions. Les planètes semblent s'aligner pour lui, mais la marche reste haute :
À tout juste 26 ans, après avoir rodé ses compétences sur le circuit régional (3 victoires par KO/TKO au premier round fin 2025 / début 2026), Steveson s'apprête à faire ses grands débuts à l'octogone lors de l'UFC 329, le 11 juillet 2026, face à Elisha Ellison.
Le signal le plus terrifiant pour le reste de la catégorie est son partenaire d'entraînement actuel : Jon Jones. "Bones" est sorti de sa réserve pour devenir le principal sparring-partner et mentor de l'Américain pour son camp d'entraînement. Jones a lui-même déclaré que Steveson avait tout pour être le futur roi des poids lourds. Recevoir les clés du très haut niveau par le meilleur de l'histoire est un avantage phénoménal.
L'histoire de l'UFC a prouvé que les lutteurs d'élite de la NCAA et des Jeux Olympiques (comme Brock Lesnar, Daniel Cormier ou Cain Velasquez) possèdent une base de transition ultra-rapide chez les poids lourds. La puissance physique et la capacité à dicter où se déroule le combat (au sol ou debout) font de Steveson un cauchemar stylistique immédiat pour le Top 15, souvent plus lourd et moins agile.
Si son avenir vers le titre semble tracé, le plus grand danger pour lui sera la gestion de son ascension par l'UFC. La catégorie des poids lourds en 2026 est particulièrement dense et dangereuse avec des profils comme Tom Aspinall ou Ciryl Gane, qui ont un jeu debout extrêmement dévastateur. Si l'UFC le propulse trop vite vers des puncheurs d'élite avant qu'il n'ait stabilisé sa garde et sa boxe, le champion olympique pourrait subir un coup d'arrêt brutal.
Le feuilleton Gable Steveson commence officiellement en juillet 2026, et toute la sphère MMA va regarder s'il est capable de reproduire l'ascension fulgurante de Brock Lesnar en son temps.