Affichage des articles dont le libellé est maître et élève. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est maître et élève. Afficher tous les articles
mercredi 11 août 2010
Kyuzo Mifune, 10ème dan de Judo et meilleur élève de Jigoro Kano.
Bien que ne mesurant qu'1m61 pour un poids de 45kg, Kyuzo Mifune possedait une telle technique qu'il pouvait vaincre des sumotori de plus de 100kg.
Voici une vidéo de lui en combat debout :
Et au sol :
Voici une vidéo de lui en combat debout :
Et au sol :
lundi 10 mai 2010
Le maître et l'élève (4) : Gaddar Kel Aliço et Adali Halil
Le maître et l'élève.
Un règne extraordinaire de 26 années, établi grâce à 26 victoires consécutives sur le Kirkpinar d'Edirne, entre 1861 et 1886, tel est l'exploit de Gaddar Kel Aliço, surnommé « le cruel chauve ».
Vaincu en 1887 par Koca Yusuf Ismaelo (qu'il avait pourtant battu en 1885), il formera ensuite un autre prodige du yagli gures : Adali Halil (1m98, pesant de 120 à 135kg).
Le règne d'Adali Halil débutera probablement en 1898 (et non en 1888 comme l'annoncent certaines sources) après le décès de Koca Yusuf lors du naufrage de son navire qui le ramenait de sa tournée triomphale en Amérique vers la Turquie. Le règne d'Halil durera jusqu'à sa défaite en 1914 par le plus léger Hergeleci Ibrahim. De 1898 à 1913 inclus, Adali Halil aura accumulé 16 victoires consécutives dans le Kirkpinar pour autant d'années de règne !
Un règne extraordinaire de 26 années, établi grâce à 26 victoires consécutives sur le Kirkpinar d'Edirne, entre 1861 et 1886, tel est l'exploit de Gaddar Kel Aliço, surnommé « le cruel chauve ».
Vaincu en 1887 par Koca Yusuf Ismaelo (qu'il avait pourtant battu en 1885), il formera ensuite un autre prodige du yagli gures : Adali Halil (1m98, pesant de 120 à 135kg).
Le règne d'Adali Halil débutera probablement en 1898 (et non en 1888 comme l'annoncent certaines sources) après le décès de Koca Yusuf lors du naufrage de son navire qui le ramenait de sa tournée triomphale en Amérique vers la Turquie. Le règne d'Halil durera jusqu'à sa défaite en 1914 par le plus léger Hergeleci Ibrahim. De 1898 à 1913 inclus, Adali Halil aura accumulé 16 victoires consécutives dans le Kirkpinar pour autant d'années de règne !
Le maître et l'élève (3) : Tanikaze et Raiden
Le yokozuna et l'ozeki « murui » (exceptionnel).
Les traces précises des victoires dans les Bashos (tournois de l’Empereur) de sumo commencent en 1757 et c’est un certain Tanikaze (1m89, 162 kg) qui accumule les victoires vers la fin du XVIIIème siècle jusqu’à recevoir officiellement le titre de yokozuna de la part du shogun Yoshida Oikaze . Il remportera 21 Bashos à une époque où ceux-ci n’avaient lieu qu'une ou deux fois par an.
Ses succès s’étalent sur la période 1772 (premier basho victorieux à l’âge de 22 ans) à 1793 (dernier succès à l’âge de 43 ans); une période à cheval sur 22 années durant laquelle il aura totalement ou partiellement dominé 16 années :
1772 (1), 1774 (1/2), 1775 (1/2), 1776 (1), 1777 (1/2), 1778 (1/2), 1779 (2/2), 1780 (2/2), 1781 (2/2), 1782 (1/2), 1783 (2/2), 1784 (1/2), 1786 (1/2), 1788 (1/2), 1792 (2/2) et 1793 (½), après quoi, il cèdera sa place à son élève Raiden.
Ses principaux rivaux furent Inagawa, en début de carrière (entre 1774 et 1777) puis surtout Onogawa (1784-1791) qui le privèrent de plusieurs succès. En comptant de façon détaillée, année après année, son règne peut être estimé à 11 années et demi … qu'on peut arrondir à douze (faisant de lui un champion iconique).
Après le décès de Tanikaze en 1794, Raiden (1m97, 169kg) devient le 76ème oseki « est » en 1795, en remplacement de son maître. Il continuera sa carrière jusqu'en 1811 remportant 28 basho (plus que les 21 victoires de feu le yokozuna). Il dominera ainsi totalement ou partiellement 18 années entre 1790 (date de son premier succès, à 23 ans) et 1810 (date de son dernier, à 43 ans). Voici le détail de son palmarès, année après année, avec un ou deux basho par an : 1790 (1/2), 1793 (1/2), 1794 (2/2), 1795 (½), 1796 (½), 1797 (2/2), 1798 (2/2), 1799 (2/2), 1801 (½), 1802 (½), 1803 (2/2), 1804 (½), 1805 (2/2), 1806 (½), 1807 (2/2), 1808 (2/2), 1809 (2/2) et 1810 (2/2).
Au tout début de sa longue carrière, Raiden sera dans l'ombre de Tanikaze et d'Onogawa mais à partir de l'année 1793, il règnera pratiquement sans rival. Il remportera au moins un basho par an (à l'exception d'un « trou » en 1800), n'en laissera échapper que 2 auxquels il participera (en 1800, battu par Sendagawa et en 1806 battu par Ookido). Les trois dernières années de sa carrière (1808,1809 et 1810), il sera quand même parfois égalé par un autre sumotori Kashiwado, avec qui il partagera les titres dans trois bashos.
Au total, on peut estimer son règne à 14 années pleines. Mais si c'était un champion au règne continu, comme par exemple en boxe professionnelle, on aurait dit qu'il aurait été le champion en 1790 (1 année en arrondissant), de 1793 à 1800 (7 années) puis de 1801 à 1806 (5 années) et enfin de 1806 à sa retraite en 1811 (5 années), soit un total de 18 années.
Les traces précises des victoires dans les Bashos (tournois de l’Empereur) de sumo commencent en 1757 et c’est un certain Tanikaze (1m89, 162 kg) qui accumule les victoires vers la fin du XVIIIème siècle jusqu’à recevoir officiellement le titre de yokozuna de la part du shogun Yoshida Oikaze . Il remportera 21 Bashos à une époque où ceux-ci n’avaient lieu qu'une ou deux fois par an.
Ses succès s’étalent sur la période 1772 (premier basho victorieux à l’âge de 22 ans) à 1793 (dernier succès à l’âge de 43 ans); une période à cheval sur 22 années durant laquelle il aura totalement ou partiellement dominé 16 années :
1772 (1), 1774 (1/2), 1775 (1/2), 1776 (1), 1777 (1/2), 1778 (1/2), 1779 (2/2), 1780 (2/2), 1781 (2/2), 1782 (1/2), 1783 (2/2), 1784 (1/2), 1786 (1/2), 1788 (1/2), 1792 (2/2) et 1793 (½), après quoi, il cèdera sa place à son élève Raiden.
Ses principaux rivaux furent Inagawa, en début de carrière (entre 1774 et 1777) puis surtout Onogawa (1784-1791) qui le privèrent de plusieurs succès. En comptant de façon détaillée, année après année, son règne peut être estimé à 11 années et demi … qu'on peut arrondir à douze (faisant de lui un champion iconique).
Après le décès de Tanikaze en 1794, Raiden (1m97, 169kg) devient le 76ème oseki « est » en 1795, en remplacement de son maître. Il continuera sa carrière jusqu'en 1811 remportant 28 basho (plus que les 21 victoires de feu le yokozuna). Il dominera ainsi totalement ou partiellement 18 années entre 1790 (date de son premier succès, à 23 ans) et 1810 (date de son dernier, à 43 ans). Voici le détail de son palmarès, année après année, avec un ou deux basho par an : 1790 (1/2), 1793 (1/2), 1794 (2/2), 1795 (½), 1796 (½), 1797 (2/2), 1798 (2/2), 1799 (2/2), 1801 (½), 1802 (½), 1803 (2/2), 1804 (½), 1805 (2/2), 1806 (½), 1807 (2/2), 1808 (2/2), 1809 (2/2) et 1810 (2/2).
Au tout début de sa longue carrière, Raiden sera dans l'ombre de Tanikaze et d'Onogawa mais à partir de l'année 1793, il règnera pratiquement sans rival. Il remportera au moins un basho par an (à l'exception d'un « trou » en 1800), n'en laissera échapper que 2 auxquels il participera (en 1800, battu par Sendagawa et en 1806 battu par Ookido). Les trois dernières années de sa carrière (1808,1809 et 1810), il sera quand même parfois égalé par un autre sumotori Kashiwado, avec qui il partagera les titres dans trois bashos.
Au total, on peut estimer son règne à 14 années pleines. Mais si c'était un champion au règne continu, comme par exemple en boxe professionnelle, on aurait dit qu'il aurait été le champion en 1790 (1 année en arrondissant), de 1793 à 1800 (7 années) puis de 1801 à 1806 (5 années) et enfin de 1806 à sa retraite en 1811 (5 années), soit un total de 18 années.
Le maître et l'élève (2) : Pythagore et Milon
Le pugiliste philosophe et son disciple lutteur.
Un certain Pythagoras de Samos conquit le titre olympique de pugilat en 588 avant JC. Il s'agit peut-être du célèbre mathématicien et philosophe du VIème siècle avant JC. C'est en tout cas l'opinion d'Eratosthène et de Diogène Laërce qui estiment la naissance de Pythagore, respectivement, en 606 ou 569 avant JC (Diogène Laërce pensant que la victoire olympique survint plutôt en 552 avant JC). D'autres historiens situent la naissance de Pythagore en 590 (Jamblique), 580 (Porphyre) ou 570 avant JC.
La date de sa mort est tout aussi incertaine. Certains la situent vers 480 avant JC mais d'autres proposent 494 ou 497 avant JC à Métaponte. Mais elle pourrait bien avoir eu lieu dès 510 avant JC à Crotone. C'est en effet en 510 avant JC que la secte des pythagoriciens fut détruite par les habitants de Crotone (conduits par le postulant-pythagoricien recalé Cylon) qui craignaient que ceux-ci s'accaparent le butin de guerre pris à la cité Sybaris.
Pythagoras, vainqueur du pugilat à Olympie à l'âge de 18 ans, décida par la suite de voyager. En Ionie toute proche, il passa quelques années auprès de Thalès (625-548 avant JC) et de son élève Anaximandre (610-547 avant JC). En Syrie, il séjourna avec les sages qui l'initièrent aux mystères de Byblos. Il s'embarqua ensuite pour l'Egypte où il passa près de 20 années. Lorsque les Perses envahirent le pays, il se serait retrouvé prisonnier et emmené à Babylone où il séjourna 12 années.
Mais de retour à Samos après plus de quarante années de voyages et d'études, il découvrit la tyrannie instaurée par Polycrate (538-522 avant JC). Ne parvenant pas à y enseigner ses idées, il fit voile pour le sud de l'Italie et s'installa à Crotone, où il fonda sa secte en 532 avant JC, sous la protection de l'herculéen Milon (déjà double vainqueur olympique à cette époque).
Celui-ci devint son disciple puis son gendre en épousant sa fille Myïa.
Milon de Crotone devint le plus célèbre athlète de toute l'Antiquité. Il remporta 6 titres olympiques au total (égalant ainsi le Spartiate Hipposthènes) et y ajouta 7 titres pythiques, 9 néméens et 10 isthmiques bouclant ainsi le plus fabuleux palmarès de la lutte orthopale, ceci en demeurant invaincu dans les grandes compétitions panhelléniques de 540 jusqu'à 512 avant JC.
Un certain Pythagoras de Samos conquit le titre olympique de pugilat en 588 avant JC. Il s'agit peut-être du célèbre mathématicien et philosophe du VIème siècle avant JC. C'est en tout cas l'opinion d'Eratosthène et de Diogène Laërce qui estiment la naissance de Pythagore, respectivement, en 606 ou 569 avant JC (Diogène Laërce pensant que la victoire olympique survint plutôt en 552 avant JC). D'autres historiens situent la naissance de Pythagore en 590 (Jamblique), 580 (Porphyre) ou 570 avant JC.
La date de sa mort est tout aussi incertaine. Certains la situent vers 480 avant JC mais d'autres proposent 494 ou 497 avant JC à Métaponte. Mais elle pourrait bien avoir eu lieu dès 510 avant JC à Crotone. C'est en effet en 510 avant JC que la secte des pythagoriciens fut détruite par les habitants de Crotone (conduits par le postulant-pythagoricien recalé Cylon) qui craignaient que ceux-ci s'accaparent le butin de guerre pris à la cité Sybaris.
Pythagoras, vainqueur du pugilat à Olympie à l'âge de 18 ans, décida par la suite de voyager. En Ionie toute proche, il passa quelques années auprès de Thalès (625-548 avant JC) et de son élève Anaximandre (610-547 avant JC). En Syrie, il séjourna avec les sages qui l'initièrent aux mystères de Byblos. Il s'embarqua ensuite pour l'Egypte où il passa près de 20 années. Lorsque les Perses envahirent le pays, il se serait retrouvé prisonnier et emmené à Babylone où il séjourna 12 années.
Mais de retour à Samos après plus de quarante années de voyages et d'études, il découvrit la tyrannie instaurée par Polycrate (538-522 avant JC). Ne parvenant pas à y enseigner ses idées, il fit voile pour le sud de l'Italie et s'installa à Crotone, où il fonda sa secte en 532 avant JC, sous la protection de l'herculéen Milon (déjà double vainqueur olympique à cette époque).
Celui-ci devint son disciple puis son gendre en épousant sa fille Myïa.
Milon de Crotone devint le plus célèbre athlète de toute l'Antiquité. Il remporta 6 titres olympiques au total (égalant ainsi le Spartiate Hipposthènes) et y ajouta 7 titres pythiques, 9 néméens et 10 isthmiques bouclant ainsi le plus fabuleux palmarès de la lutte orthopale, ceci en demeurant invaincu dans les grandes compétitions panhelléniques de 540 jusqu'à 512 avant JC.
Milon de Crotone s'entraînait pour les grandes compétitions de lutte en soulevant un veau tous les matins jusqu'à ce qu'il devienne un taureau de 4 ans.
Le maître et l'élève (1) : Hipposthènes et Hetoimokles
Le père et le fils.
Hipposthènes de Lacédémone remporta 6 titres olympiques en lutte « orthopale » à cheval sur 7 olympiades : de 632 à 608 avant JC. Le premier chez les « paides » puis, après un intervalle d'une olympiade, cinq autres consécutivement chez les « andres ».
Son propre fils, Hétoimokles, lui succéda en remportant cinq titres olympiques consécutivement de 604 à 588 avant JC, le premier chez les « paides » et les quatre autres chez les « andres ».
Un temple leur fut consacré à Sparte, en face de celui dédié au dieu batailleur : Enyalus, c'est-à-dire Arès/Mars.
Hipposthènes de Lacédémone remporta 6 titres olympiques en lutte « orthopale » à cheval sur 7 olympiades : de 632 à 608 avant JC. Le premier chez les « paides » puis, après un intervalle d'une olympiade, cinq autres consécutivement chez les « andres ».
Son propre fils, Hétoimokles, lui succéda en remportant cinq titres olympiques consécutivement de 604 à 588 avant JC, le premier chez les « paides » et les quatre autres chez les « andres ».
Un temple leur fut consacré à Sparte, en face de celui dédié au dieu batailleur : Enyalus, c'est-à-dire Arès/Mars.
Inscription à :
Articles (Atom)
