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lundi 10 mai 2010
Alyndisis
Article rédigé pour Wikipédia
L'Alyndisiz était l'une des trois sortes de lutte qui existaient jadis en Grèce antique; avec l'Orthopale (lutte debout) et la Kulindisiz (lutte départ à genoux, pour les entraînements). Certains historiens ajoutent une quatrième sorte de lutte : la "lutte des doigts", Acrocheirismos, quand les lutteurs se saisissaient les mains en se tordant les doigts jusqu'à mettre à terre leur adversaire. Mais, pour la plupart des historiens, il s'agit simplement d'une phase de combat de la lutte orthopale. Le lutteur Léontiskos de Messène et le pancratiaste Sostratos de Sykion dit "Le briseur de doigts" étaient réputés dans l'Antiquité pour maîtriser cette technique.
L'Alyndisiz ou "lutte allongée" autorisait la poursuite de la lutte au sol (contrairement à la "lutte debout", l'orthopale) avec toute une gamme de techniques allant des clés articulaires aux étranglements. Elle n'était pas pratiquée en tant que telle aux Jeux Olympiques mais entrait dans l'entraînement propre au pancrace (discipline olympique dès 648 avant J.-C.).
Milon de Crotone s'illustra en remportant six fois l'épreuve d'orthopale à Olympie.
L'Alyndisiz était l'une des trois sortes de lutte qui existaient jadis en Grèce antique; avec l'Orthopale (lutte debout) et la Kulindisiz (lutte départ à genoux, pour les entraînements). Certains historiens ajoutent une quatrième sorte de lutte : la "lutte des doigts", Acrocheirismos, quand les lutteurs se saisissaient les mains en se tordant les doigts jusqu'à mettre à terre leur adversaire. Mais, pour la plupart des historiens, il s'agit simplement d'une phase de combat de la lutte orthopale. Le lutteur Léontiskos de Messène et le pancratiaste Sostratos de Sykion dit "Le briseur de doigts" étaient réputés dans l'Antiquité pour maîtriser cette technique.
L'Alyndisiz ou "lutte allongée" autorisait la poursuite de la lutte au sol (contrairement à la "lutte debout", l'orthopale) avec toute une gamme de techniques allant des clés articulaires aux étranglements. Elle n'était pas pratiquée en tant que telle aux Jeux Olympiques mais entrait dans l'entraînement propre au pancrace (discipline olympique dès 648 avant J.-C.).
Milon de Crotone s'illustra en remportant six fois l'épreuve d'orthopale à Olympie.
Glaukos de Karystos
Article rédigé pour Wikipédia
Chez les Mongols, le nom d’Avraga, premier grand champion de lutte du Naadam (au XIIIème ou XIVème siècle), est devenu si populaire qu’il est désormais ssynonyme du mot champion. Ainsi, de nos jours, quand on remporte deux fois le Naadam, on reçoit le titre d’avraga, et si on le gagne quatre fois, on reçoit celui de maître-avraga.
Durant l’Antiquité grecque, quatre vainqueurs olympiques obtinrent eux aussi, à tort ou à raison [1], ce statut :
- Milon de Crotone pour les lutteurs,
- Théagènes de Thasos pour les combattants multidisciplinaires,
- Polydamas de Skotoussa pour les pancratiastes,
- et Glaukos de Karystos pour les pugilistes.

La taille de Glaukos, fils de Démylos, de Karystos (vainqueur aux Jeux Olympiques de 520 av. JC) aurait été de 5 coudées moins 4 doigts soit environ 2m15 (si sa statue était à l’échelle comme celle des vainqueurs iconiques). Quant au nombre de victoires obtenues, il varie selon les sources :
- Anecd.Graeca : 3 pythiques et 10 isthmiques (rien n’est dit sur les néméennes)
- Pausanias : 2 pythiques, 8 isthmiques et 8 néméennes.
Glaukos cultivait la terre de son père Démylos mais un jour, le soc de sa charrue s’était détaché de l’araire et il le rajusta en se servant de sa main comme d’un marteau. Démylos fut stupéfait par ce spectacle et amena son fils à Olympie pour qu’il participe au concours de pugilat. Et là, comme Glaucos n’avait pas d’expérience du combat, il se fit blesser par ses adversaires. Alors qu’il boxait contre le dernier d’entre eux [en finale], on croyait qu’il renonçait à cause de ses blessures. Et là, son père lui cria : « Mon enfant, assène le coup de l’araire !». Et il remporta la victoire.
La statue que Pausanias décrit a l’allure d’un combattant qui feinte car Glaukos [étant donné sa taille] était naturellement le plus doué des athlètes de son temps pour l’esquive au combat. Pour les Grecs du IVème siècle, son nom était synonyme de champion. Simonide composa une ode pour sa victoire où il déclarait que ni Pollux (champion mythologique en pugilat) ni Héraklès (champion mythologique en lutte et pancrace) n’auraient pu rivaliser avec lui.
Chez les Mongols, le nom d’Avraga, premier grand champion de lutte du Naadam (au XIIIème ou XIVème siècle), est devenu si populaire qu’il est désormais ssynonyme du mot champion. Ainsi, de nos jours, quand on remporte deux fois le Naadam, on reçoit le titre d’avraga, et si on le gagne quatre fois, on reçoit celui de maître-avraga.
Durant l’Antiquité grecque, quatre vainqueurs olympiques obtinrent eux aussi, à tort ou à raison [1], ce statut :
- Milon de Crotone pour les lutteurs,
- Théagènes de Thasos pour les combattants multidisciplinaires,
- Polydamas de Skotoussa pour les pancratiastes,
- et Glaukos de Karystos pour les pugilistes.

La taille de Glaukos, fils de Démylos, de Karystos (vainqueur aux Jeux Olympiques de 520 av. JC) aurait été de 5 coudées moins 4 doigts soit environ 2m15 (si sa statue était à l’échelle comme celle des vainqueurs iconiques). Quant au nombre de victoires obtenues, il varie selon les sources :
- Anecd.Graeca : 3 pythiques et 10 isthmiques (rien n’est dit sur les néméennes)
- Pausanias : 2 pythiques, 8 isthmiques et 8 néméennes.
Glaukos cultivait la terre de son père Démylos mais un jour, le soc de sa charrue s’était détaché de l’araire et il le rajusta en se servant de sa main comme d’un marteau. Démylos fut stupéfait par ce spectacle et amena son fils à Olympie pour qu’il participe au concours de pugilat. Et là, comme Glaucos n’avait pas d’expérience du combat, il se fit blesser par ses adversaires. Alors qu’il boxait contre le dernier d’entre eux [en finale], on croyait qu’il renonçait à cause de ses blessures. Et là, son père lui cria : « Mon enfant, assène le coup de l’araire !». Et il remporta la victoire.
La statue que Pausanias décrit a l’allure d’un combattant qui feinte car Glaukos [étant donné sa taille] était naturellement le plus doué des athlètes de son temps pour l’esquive au combat. Pour les Grecs du IVème siècle, son nom était synonyme de champion. Simonide composa une ode pour sa victoire où il déclarait que ni Pollux (champion mythologique en pugilat) ni Héraklès (champion mythologique en lutte et pancrace) n’auraient pu rivaliser avec lui.
Akiniti
Article rédigé pour Wikipédia
La formule "akiniti", littéralement "sans bouger" ou encore "sans (prendre la) poussière", désigne les vainqueurs des grands Jeux antiques qui remportèrent leur couronne sans avoir à combattre.
Vaincre sans combattre, pour les Grecs comme pour les samouraïs japonais de l'époque médiévale, était la plus grande marque de respect de la part des adversaires, l'honneur suprême pour un combattant.
Dioxippus d'Athènes fut le seul prancratiaste de l'Histoire à obtenir une victoire akiniti aux Jeux Olympiques, en 336 avant J.-C. Auparavant, Dorieus de Rhodes avait obtenu pareil honneur aux Jeux Pythiques, lors d'un de ses quatre couronnements. L'une des six victoires de Milon de Crotone en lutte orthopale aux Jeux Olympiques fut également une victoire akiniti. Pour l'anecdote, lorsque Milon se leva pour aller chercher son trophée, il glissa et tomba. Un spectateur s'écria qu'on ne pouvait donner la récompense à un homme qui tombait tout seul. Alors Milon répondit : "Qu'il s'avance celui qui peut me faire tomber encore deux fois !". En effet, la défaite en lutte survenait seulement au bout de trois chutes. Personne ne releva le défi.
A l'époque contemporaine, un combattant a failli recevoir un tel honneur : Fedor Emelianenko (Russie) lors des championnats du monde de sambo combat (sport de combat amateur où les frappes, les projections et le combat au sol sont autorisés) de 2007. Deux des trois adversaires de Fedor Emelianenko déclarèrent forfait lorsqu'il apprirent que celui-ci était sur leur parcours. Il faut savoir que c'est aussi le meilleur combattant d'arts martiaux mixtes ("MMA" en anglais) professionnel du monde depuis 2003.
La formule "akiniti", littéralement "sans bouger" ou encore "sans (prendre la) poussière", désigne les vainqueurs des grands Jeux antiques qui remportèrent leur couronne sans avoir à combattre.
Vaincre sans combattre, pour les Grecs comme pour les samouraïs japonais de l'époque médiévale, était la plus grande marque de respect de la part des adversaires, l'honneur suprême pour un combattant.
Dioxippus d'Athènes fut le seul prancratiaste de l'Histoire à obtenir une victoire akiniti aux Jeux Olympiques, en 336 avant J.-C. Auparavant, Dorieus de Rhodes avait obtenu pareil honneur aux Jeux Pythiques, lors d'un de ses quatre couronnements. L'une des six victoires de Milon de Crotone en lutte orthopale aux Jeux Olympiques fut également une victoire akiniti. Pour l'anecdote, lorsque Milon se leva pour aller chercher son trophée, il glissa et tomba. Un spectateur s'écria qu'on ne pouvait donner la récompense à un homme qui tombait tout seul. Alors Milon répondit : "Qu'il s'avance celui qui peut me faire tomber encore deux fois !". En effet, la défaite en lutte survenait seulement au bout de trois chutes. Personne ne releva le défi.
A l'époque contemporaine, un combattant a failli recevoir un tel honneur : Fedor Emelianenko (Russie) lors des championnats du monde de sambo combat (sport de combat amateur où les frappes, les projections et le combat au sol sont autorisés) de 2007. Deux des trois adversaires de Fedor Emelianenko déclarèrent forfait lorsqu'il apprirent que celui-ci était sur leur parcours. Il faut savoir que c'est aussi le meilleur combattant d'arts martiaux mixtes ("MMA" en anglais) professionnel du monde depuis 2003.
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