Source : https://www.youtube.com/shorts/ziqPKxCw1ik
Dans le livre Le meilleur combattant de tous les temps, les combattants avec armes sont également étudiés :
- l'escrime moderne (fleuret, sabre et épée) : pages 299-426
- et le Japon des samouraï : pages 483-486
- les chevaliers du Moyen Âge occidental : pages 508-516
- la renaissance de l'escrime médiévale : pages 518-525
- et surtout la gladiature dans la Rome antique : pages 530-543.
Les informations sont fragmentaires car il s'agissait de duels, de "guerre sans haine", ou de combats parfois à mort pour le divertissement des Romaines et des Romains, loin des critères sportifs de l'escrime olympique moderne.
Néanmoins, on peut comparer les meilleurs de ces combattants
Le meilleur escrimeur moderne se nomme Aladar Gerevich (1910-1991), un Hongrois. Son arme de prédilection était le sabre. Il a été champion du monde ou champion olympique, en individuel et/ou en équipe, 17 années distinctes entre 1931 et 1960 (une carrière au sommet de 30 années). Il a notamment été 7 fois champion olympique sur 6 olympiades différentes (1932, 1936, 1948, 1952, 1956 et 1960) sachant que les olympiades 1940 et 1944 ont été annulées pour cause de Seconde Guerre mondiale.
Vidéo pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=hd6uIbJccEY
Parmi les samouraï duellistes qui se sont illustrés durant la longue période féodale japonaise, le plus célèbre et talentueux est Musashi Miyamoto (1584-1645) qui vécut à l'époque du shogunat Tokugawa. Laissé pour mort sur un champ de bataille à 16 ou 17 ans (en 1600), il enchaîna ensuite 60 duels, à cheval sur 13 années, tous victorieux, jusqu'à son dernier succès contre l'autre plus grand escrimeur du japon Kojiro Sasaki en 1612. Puis il se retira et écrivit "Le livre des cinq anneaux".
"Le meilleur chevalier du monde" Guillaume le Maréchal alias William Marshall (1147-1219) était un tournoyeur professionnel réputé. Il s'est imposé en individuel, à deux avec son partenaire Roger de Gaugie ou par équipe (généralement d'une dizaine de chevaliers) lors de 16 tournois annuels entre 1167 et 1183. Il s'enorgueillissait d'avoir capturé (vaincu) plus de 500 chevaliers au cours des différents tournois auxquels il avait pris part.
Vidéo pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=CiArDrqY4yg
Retrouver les palmarès des gladiateurs s'avère plus difficile. En effet, autant ils étaient les idoles des foules (et en particulier des Romaines) autant ils étaient frappés d'infamie. Leurs dépouilles étaient enterrées à l'écart et les archéologues n'ont retrouvé que très peu d'épitaphes. Beaucoup mourraient jeunes (parfois lors de leur premier combat) et très peu atteignaient les 35 ans. Néanmoins, l'historienne Anne Bernet écrit que "les palmarès des vrais champions sont terribles : Nasica, soixante victoires (60 comme Musashi Miyamoto), Incitatus, quatre-vingts (80), Columbus quatre-vingt-huit (88), Asteropaeus, cent sept (107) ! [...] Pour être anonymes, d'autres sont tout aussi éloquents : soixante-dix (70), soixante-quinze (75) dans trois cas, cent vingt-cinq (125), cent cinquante (150), ce qui est un sommet." Tous ces combats ne sont pas des victoires, pour preuve le palmarès détaillé du célèbre Flamma : 34 combats, 21 victoires, 9 "stants missus" ("renvoyé debout" ce qui signifiait "égalité") et 4 défaites (gracié pour bravoure). Anne Bernet propose le rythme de six combats par an minimum pour des palmarès de l'ordre de la centaine de combats. Le gladiateur anonyme ayant survécu à 150 combats aurait ainsi pu avoir une carrière sur 25 années, de 18 à 43 ans environ, et avec un taux de succès de 80%, cela représenterait 120 victoires soit le double du record de Musashi Miyamoto.





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