mercredi 6 juin 2012

1m80, 110kg

Le livre Le meilleur combattant de tous les temps offre une description physique du meilleur pancratiaste de l'Histoire : Dorieos fils de Diagoras, de Rhodes. Issu d'une famille de pugilistes (son père et l'un de ses frères furent vainqueurs olympiques en pugilat) et de pancratiastes (son frère aîné fut double vainqueur olympique en pancrace), il possédait les qualités d'un boxeur et le physique d'un lutteur avoisinant 1m78 pour 109kg. Sa domination absolue s'étendit sur 15 années durant lesquelles il remporta 3 titres olympiques, 4 pythiques (pratiquement aussi prestigieux), 8 isthmiques et 7 néméens.

Parmi nos contemporains, celui qui s'approche le plus de Doreios de Rhodes n'est autre que Fedor Emelianenko qui, de 2003 à 2010, domina les "arts martiaux mixtes" (MMA) dans la catégorie suprême. Il ne possédait cependant pas un physique de géant (tels les double-mètres Vitali et Wladimir Klitschko en boxe anglaise) ni celui d'un colosse de 120-130kg (comme le lutteur Mijain Lopez-Nunez ou le judoka Teddy Riner) et encore moins les 150kg d'un sumotori (comme le Mongol Davaajargal Munkhbat alias "Hakuho"). Avec 1m83 et 106kg, Fedor Emelianenko s'approchait tout simplement du physique standard du pancratiaste antique Dorieos.

Avant de subir un triple coup d'arrêt (trois défaites consécutives) en MMA, Fedor Emelianenko fut d'abord battu dans son sport d'origine : le sambo combat. Son tombeur était le Bulgare Blagoi Ivanov, champion du monde 2008, au physique décidément standard de 1m80 pour 111kg.

A la recherche d'un nouveau titre après celui du Pride FC, autre que celui de l'UFC (trop contraignant en termes de contrat), Fedor Emelianenko s'était engagé dans le StrikeForce Grand Prix en 2011/2012 mais c'est l'ancien lutteur Daniel Cormier (4ème aux Jeux Olympiques 2004, 2ème à la Coupe du monde 2005 et 3ème aux Championnats du monde 2007, en lutte libre -96kg) qui remporta le tournoi avec un physique de 1m80, 108kg.

lundi 16 avril 2012

Le meilleur combattant de tous les temps (5ème édition)

Les compétitions sportives existent depuis près de 5000 ans; depuis les Mésopotamiens qui rendaient hommage aux exploits de Gilgamesh jusqu'aux nouveaux Jeux de Combat SportAccord, en passant par les Jeux Olympiques Antiques puis Modernes. D'immenses champions ont jalonné l'Histoire. Parmi eux qui fut le meilleur parmi les meilleurs ? Le livre "Le meilleur combattant de tous les temps" donne toutes les réponses :
- par période historique
- et par famille de disciplines (préhension, percussion et disciplines mixtes).
Cette 5ème édition, du livre jusque-là consacré aux combattants sans arme, offre pour la première fois un supplément de 23 pages sur les champions avec arme(s).

Lien pour acheter la 5ème édition

samedi 11 février 2012

La carrière du pancratiaste Markos Aurèlios Dèmostratos

Par Strasser Jean-Yves. La carrière du pancratiaste Markos Aurèlios Dèmostratos Damas. In: Bulletin de correspondance.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_2003_num_127_1_7129
L'éditeur du site « PERSEE » est le Ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche, Direction de l'enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.

Les athlètes qui excellent à la fois dans le pancrace et la boxe sont rares, alors qu'il est fréquent de voir des pancratiastes remporter l'épreuve de la lutte et inversement. Il y a d'autant moins de vainqueurs doubles boxe-pancrace qu'on avance dans le temps et qu'on monte dans la hiérarchie des concours. Ainsi, le boxeur Aurèlios Septimios Eirènaios a été vainqueur au pancrace dans des concours à prix d'argent, à Kition et à Hiérapolis de Syrie, mais il n'a jamais remporté que la boxe dans les concours sacrés. Un immense athlète comme Dèmokratès de Magnésie du Méandre, boxeur périodonique, n'a remporté le pancrace que dans sa patrie et au concours du koinon de Lycie ; sans doute ne se serait-il même pas présenté dans l'épreuve à Élis ou à Delphes devant les meilleurs de cette discipline. Même T. Phlavios Archibios, l'un des prédécesseurs de Markos Aurèlios Dèmostratos Damas de Sardis au sommet de la hiérarchie des pancratiastes, n'a remporté la boxe qu'à deux reprises, aux Balbilleia d'Éphèse et à Antioche, mais dans aucun concours majeur. Pour l'époque impériale, citons encore, sans souci d'exhaustivité mais en nous limitant aux plus grands athlètes, un pancratiaste, Pergamos, vainqueur πυγμήν παγκράτιον à Nicomédie, et un certain Rouphos, qui, au IIe/llle siècle apr. J.-C, a exercé les trois sports dits « lourds ». Aux époques hellénistique et classique, les exemples n'abondent pas non plus. Mis à part un cas incertain de double vainqueur aux Pythia — et encore, ce serait parmi les enfants, où la concurrence doit être moins rude — et Astyanax de Milet, dont nous ne connaissons pas le palmarès exact, on ne trouve guère que trois très grands athlètes vainqueurs dans un concours de la période au pancrace et à la boxe : dans le dernier quart du IIIe ou le premier quart du IIe siècle av. J.-C, Kallistratos de Sicyone excelle vraiment dans les deux disciplines, remportant par exemple les deux dans une même célébration des Nemea ; il n'est néanmoins ni périodonique ni même olympionique. Sans doute un peu avant lui, Kleitomachos de Thèbes est olympionique dans les deux épreuves, lors de deux célébrations différentes. Et surtout, toute l'Antiquité a en mémoire les exploits de Théogène de Thasos, vainqueur des Olympia dans la boxe en 480, dans le pancrace quatre ans plus tard. À l'époque impériale, seul Dèmostratos Damas, qui ne peut cependant pas s'enorgueillir d'une victoire olympique dans la boxe, peut rivaliser avec ces vieilles gloires du sport, grâce à ses trois victoires dans les concours de la période, aux Pythia, aux Isthmia et aux Nemea. Son palmarès dans la boxe est d'autant plus remarquable que presque toutes les victoires ont été acquises dans des concours majeurs ; Dèmostratos n'en compte semble-t-il aucune à son actif dans les concours à prix d'argent, où il s'est cantonné à sa discipline favorite, le pancrace, bien que les occasions de remporter la boxe avaient certainement dû se présenter dans ces agônes où la concurrence peut être moins grande. Au contraire, Damas a seulement affronté l'élite de la discipline dans les concours de la période.



La raison de la rareté des athlètes excellant à la fois dans le pancrace et la boxe est double. Ce sont deux disciplines qui réclament des capacités physiques et techniques assez différentes, au contraire du pancrace et de la lutte, aux exigences très proches. La seconde explication est, à certains égards, encore plus importante. Lors des concours, l'ordre traditionnel des sports de combat est le suivant : lutte, boxe et enfin pancrace. Or la seconde discipline est particulièrement traumatisante, et il est rare que même le vainqueur sorte indemne de la compétition : il lui est donc impossible à ce moment d'enchaîner avec le pancrace. C'est ce qu'illustre l'anecdote relative à Kleitomachos de Thèbes ; celui-ci ambitionnait les couronnes olympiques dans le pancrace et la boxe ; son rival Kapros d'Elis participait à la lutte et au pancrace. Après la victoire de Kapros à la lutte, Kleitomachos demande aux hellanodices d'inverser l'ordre des épreuves, afin de pouvoir affronter Kapros dans un premier temps au pancrace, avant d'avoir reçu les blessures inhérentes à la boxe (πριν ή πυκτεύσαντα αυτόν λαβείντραύματα) ; ayant obtenu gain de cause, Kleitomachos perd contre Kapros dans le pancrace, mais peut encore participer à la boxe en pleine possession de ses moyens.

dimanche 8 janvier 2012

Champions antiques et modernes, d'orient puis d'occident.

Durant l'Antiquité, les Sumériens puis les Egyptiens furent les premiers à organiser des compétitions sportives dédiées à leurs dieux et héros mythologiques. Mais ce furent les Grecs, à l'est de la Méditerranée, qui portèrent ces compétitions sacrées à un niveau jamais atteint auparavant. Quand, en 146 avant Jésus-Christ, le monde grec tomba sous la coupe de l'Empire Romain, ces compétitions continuèrent pendant plusieurs siècles. A l'orient succéda l'occident.

Les Temps Modernes connurent aussi leurs grandes compétitions sportives. La plus importante, du XIVème au XIXème siècle, fut le Kirkpinar d'Edirne. Il fut fondé en orient, au sein de l'Empire Ottoman. Mais à partir de 1896, sous l'égide des empires occidentaux français et britanniques, ce sont les Jeux Olympiques Modernes qui lui volèrent la vedette. Une fois encore, à l'orient succéda l'occident.

Le tableau ci-dessous présente les plus grands champions de chacune de ces grandes périodes (avant et après 146 avant JC; avant et après 1896).


Lutte
Pugilat/Boxe
Pancrace
Plusieurs disciplines
Antiquité sous la domination grecque
Milon de Crotone (carrière de 540 à 512 avant JC avec six titres olympiques et sept pythiques)
26 ans de règne
Tisandros de Naxos en Sicile (quatre titres olympiques de 572 à 560 avant JC et autant de pythiques)
16 ans de règne
Dorieos de Rhodes (carrière de 438 à 424 avant JC avec trois titres olympiques et quatre pythiques)
15 ans de règne
Théagènes de Thasos
(carrière de 490 à 473 avant JC; nombreux titres en pugilat et pancrace dont deux olympiques et trois pythiques)
15 ans de règne
Antiquité sous la domination romaine
Tibérius Claudius Patrobius d'Antiocheia de Syrie
(3 fois vainqueur olympique en 49, 53 et 57 après JC et 2 ou 3 fois pythique)
10 à 12 ans de règne
Demokrates de Magnesia (Maiandros)
(3 fois vainqueur olympique en 25, 29 et 33 après JC et 1 fois pythique)
8 ans de règne
Marcus Aurélius Demostratus Damas de Sardis
(2 fois vainqueur olympique en 173 et 177 après JC, 3 fois pythique et 2 fois de l'Agon Capitolin)
10 ans de règne
Titus Flavius Archibius d'Alexandrie
(2 fois vainqueur olympique en 101 et 105 après JC, 4 fois pythique et 4 fois de l'Agon Capitolin) titres en pancrace et en lutte
14 ans de règne
Temps Modernes sous la domination ottomane
Gaddar Kel Aliço
(26 fois vainqueur du Kirkpinar de 1861 à 1886)
26 ans de règne
Jack Broughton (de 1736 ou 1738 à 1750)
et
Tom Cribb
(1809 à 1822)
13 ans de règne


Epoque contemporaine sous la domination occidentale
Alexander Karelin
(3 fois champion olympique et 11 fois champion du monde dont 9 fois en senior, et vainqueur d'1 coupe du monde entre 1985 et 1999)
15 ans de règne
Felix Savon-Fabre (3 fois champion olympique, 7 fois champion du monde dont 6 fois en senior, et vainqueur de 4 coupes du monde entre 1985 et 2000)
14 ans de règne
Fedor Emelianenko (champion incontesté des arts martiaux mixtes de 2003 à 2010)
7 ans de règne



samedi 31 décembre 2011

Les combats de poids lourds des 30 et 31 décembre 2011 en MMA


Il n'a fallu que deux minutes vingt-six secondes à Alistair Overeem (vainqueur du K1 Grand Prix 2010) pour saper la résistance de Brock Lesnar (ex-champion de l'UFC) à coups de genoux puis pour le coucher sur un coup de pied au corps et enfin pour obliger l'aribtre à arrêter le combat sur des frappes au sol. Sur cette défaite sans appel, Brock Lesnar a pris la décision de mettre un terme à sa carrière en MMA à l'âge de 34 ans tandis qu'à 31 ans, Alistair Overeem est devenu le challenger de Junior Dos Santos pour le titre suprême des poids lourds de l'UFC (après avoir conquis ceux du StrikeForce, du Dream et du K1 GP).


De l'autre côté de l'océan Pacifique, les Japonais, bien que privés de Pride Fighting Championship, continuent à s'enflammer pour les MMA. Le combat vedette du "Fight For Japan : Genki Desu Ka !" oppose l'ex-grand champion des MMA (de 2003 à 2010) Fedor Emelianenko (35 ans) au champion olympique 2008 (et champion du monde 2004) de judo Satoshi Ishii (25 ans). Ces deux hommes oscillent autour d'un gabarit de 1m80, 110kg, trop petit pour être un champion de boxe pieds-poings, trop léger pour être un champion de lutte-judo poids lourds sur une longue durée (dommage que Teddy Riner et Satoshi Ishii ne se soient jamais croisés en judo) mais apparemment idéal pour les MMA. Ce combat sera-t-il un passage de flambeau ?  
La réponse ne s'est pas faite attendre longtemps : non ! Fedor Emelianenko vainqueur par KO en deux minutes trente-quatre secondes (à peine plus long que le combat Overeem-Lesnar).
Vidéos :

samedi 17 décembre 2011

Incertitudes sur le palmarès d'un des plus grands champions de l'Antiquité

Dans l'article de Wikipédia "Glaucos de Carystos", les différentes sources (antiques, moyenâgeuses et contemporaines) indiquant le palmarès de Glaucos de Carystos sont citées (http://fr.wikipedia.org/wiki/Glaucos_de_Carystos). Cela permet de mesurer les écarts énormes que cela peut représenter dans l'estimation de la durée réelle de son règne.


Selon l'auteur grec Pausanias du IIème siècle après J.-C. : il fut une fois vainqueur olympique, 2 fois pythique, et aux isthmiques et néméennes 8 fois dans chacun de ces concours.

Selon les anecdota graeca (3 volumes, publiés par Immanuel Bekker en 1814-20) qui feraient preuve d'incohérence :
- 20 années d'olympiades (?), 3 victoires pythiques et 10 isthmiques (vol. I, p. 232.24-29),
- ou 3 victoires olympiques, 8 pythiques et isthmiques, et plusieurs néméennes (vol. I, p. 227.24-28).
Le chercheur italien Luigi Moretti (qui fait référence en la matière depuis sa thèse de 1957) ne retient pour sa part que "3 victoires pythiques et 10 isthmiques" qu'il oppose au palmarès énoncé par Pausanias.


Selon la Souda (une encyclopédie grecque de la fin du IXème siècle) : 25 olympiques (?), 3 pythiques et 10 isthmiques.

Enfin, Cléanthis Paleologos dans "A travers les légendes d’Olympie¹ VIII" (paru dans la revue olympique en 1974) http://www.la84foundation.org/OlympicInformationCenter/RevueOlympique/1974/orf78/orf78x.pdf  : "Après cette première victoire au pugilat pour enfants, il en remporta encore trois au pugilat pour hommes, huit aux Jeux Isthmiques, huit à Némée, deux aux Jeux Pythiques et d’innombrables dans les compétitions d’Athènes, de Thèbes, Rhodes et de bien d’autres villes."


On oscille donc entre :
- victoire olympique : 1 (d'après Pausanias et Moretti) et 4 victoires olympiques (selon Cléanthis Paléologos) voire 20 à 25 années de règne selon les Anecdota Graeca ou la Souda (ce qui correspondrait à 5 voire même 6 olympiades)
- victoires pythiques : 2 (selon Pausanias) ou 3 victoires pythiques (selon la page 232 des Anecdota Graeca) et même jusqu'à 8 (page 227 des mêmes Anecdota graeca) ce qui correspondrait à 32 années de règne étant donné la périodicité de cette compétition (tous les 4 ans) ... mais à mon sens, il s'agit d'une erreur de traduction et il fallait lire :  "3 victoires pythiques, 8 isthmiques et néméennes, et plusieurs autres".
- victoires isthmiques : 8 (selon Pausanias) ou 10 victoires isthmiques (selon les Anecdota Graeca); cette compétition ayant pour sa part lieu tous les deux ans

- victoires néméennes : 8  (selon Pausanias, les Anecdota graeca ne précisant pas); cette compétition ayant également lieu tous les deux ans.


Estimation de la durée du règne de Glaukos de Karystos.

Dans la Période (six compétitions antiques majeures sur un cycle de 4 années), on peut considérer :
- soit les victoires olympiques et pythiques, comptabilisées comme valant chacune 2 années de règne,
- soit les victoires isthmiques et néméennes, comptabilisées comme valant chacune 1 année de règne. 


Minimum : 1 victoire olympique, 2 pythiques, 8 isthmiques et 8 néméennes (c'est la version la plus ancienne, celle de Pausanias). Glaukos aurait régné entre 6 et 16 ans, c'est à dire 11 +/-5 ans.


Maximum : 5 ou 6 olympiades (20 ou 25 années), 8 victoires pythiques, 10 isthmiques et 8 néméennes. Glaukos aurait régné entre 26 ou 28 ans et 18 ans, c'est-à-dire 22 +/- 4 ans et 23 +/-5 ans.
Cela dit, il n'est pas possible que Glaukos ait conquis 6 titres à Olympie en commençant en 520 avant J.-C. En effet, on ne connaît pas les vainqueurs précis des quatre olympiades suivantes (516, 512, 508 et 504) mais ensuite c'est Philon de Korkyra qui s'imposa (deux fois : en 500 et 496 avant J.-C.). Donc on retiendra 22 +/-4 ans.



Pour ma part, je retiens :
- 1 victoire olympique (celle de 520 avant J.-C.) citée par Pausanias, parce que les victoires olympiques étant les plus fameuses, elles devraient être précisément recensées ;

- 2 ou 3 pythiques, hésitant entre Pausanias et Cléanthis Paléologos, d'une part, et les Anecdota graeca et la Souda, d'autre part ;

- 8 ou 10 isthmiques, hésitant entre Pausanias et Cléanthis Paléologos, d'une part, et les Anecdota graeca et la Souda, d'autre part ;
- et 8 néméennes.
L'ensemble couvrant une période de 20 années pendant lesquelles Glaukos aurait remporté la plupart des compétitions panhelléniques mais pas toutes; à l'image de Mohamed Ali qui a dominé la boxe de 1960 (son sacre olympique) à 1979 (sa troisième conquête du titre poids lourds professionnel). "Un titre olympique et trois titres mondiaux", cela sonne ressemble d'ailleurs beaucoup à "un titre olympique et trois titres pythiques".



Conclusion : Glaukos aurait régné entre 8 ans (1 titre olympique et 3 pythiques) et 18 ans (10 titres isthmiques et 8 néméens), c'est à dire 13 +/-5 ans.