lundi 8 juin 2026

Les produits illégaux utilisés par Jon Jones

Jon Jones est souvent surnommé "the GOAT", c'est-à-dire "le meilleur de tous les temps" ("greatest of all time" en anglais). En fait, c'est le champion de l'UFC qui a régné le plus longtemps ; en cumulant ses règnes chez les -93kg et son règne chez les poids lourds. Il a régné un total de 9 années. 

Ce faisant, il n'a qu'égalé la durée de règne de Fedor Emelianenko (2001-2010) qui fut le plus grand champion du Pride FC après avoir été multiple champion du monde de sambo combat. 

Il faut aussi citer l'élève de Fedor, Vadim Nemkov, lui-même multiple champion du monde de sambo combat, champion du monde de mma (au Bellator) chez les -93kg et aujourd'hui champion ud monde poids lourds (au PFL) qui, lui aussi, désormais, cumule 9 années de règnes.

Mais l'article ci-dessous aborde un thème sensible : celui du dopage dans les sports professionnels. Quelle est la part du mérite réel d'un champion qui a été plusieurs fois contrôlé positif à des substances interdites ? Doit-on le considérer comme "le meilleur" sachant qu'il a triché ? Et si l'on considère que tous se dopent, pourquoi continuer à faire des contrôles sur certains et pas sur d'autres ?

Autant de questions ouvertes dont je laisse la réponse ouverte à chacun. 

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Jon Jones est officiellement reconnu comme le plus grand combattant de l'histoire de l'UFC. Il est aussi l'athlète le plus controversé de l'histoire de cette organisation. Ces deux réalités coexistent sans se contredire, et c'est ce qui rend son cas unique dans le sport mondial.
 
Les faits sont établis. En 2016, avant UFC 200, Jones est contrôlé positif à deux substances anti-estrogènes — l'hydroxy-clomiphene et un métabolite du létrozole. Ces molécules sont utilisées précisément pour contrecarrer les effets secondaires des stéroïdes anabolisants. Un an de suspension. En 2017, après avoir mis KO Daniel Cormier à UFC 214 dans ce qui reste l'un des plus grands combats de l'histoire de la discipline, le résultat est annulé : test positif au Turinabol, un stéroïde anabolisant. Quinze mois de suspension. En 2018, la veille d'UFC 232, une trace de Turinabol est à nouveau détectée dans ses échantillons. L'USADA conclut à une contamination résiduelle et l'innocente — mais l'événement est transféré en urgence de Las Vegas à Los Angeles pour éviter la commission athlétique du Nevada.
 
Trois contrôles. Trois substances interdites. Et pourtant, Jon Jones est revenu. En 2023, il monte en catégorie poids lourd et soumet Ciryl Gane au premier round pour décrocher le titre UFC des poids lourds. Un titre qu'il détient jusqu'à sa retraite annoncée en juin 2025.
 
Son cas pose une question que le sport de haut niveau refuse de traiter directement : peut-on être le meilleur de l'histoire et avoir triché ? Et si la réponse est oui, qu'est-ce que ça dit sur la frontière entre performance naturelle et performance assistée dans les sports de combat ? Jones n'a jamais avoué avoir triché. Mais les substances retrouvées dans son sang parlent pour lui.
 

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